L’olfactothérapie

L’odorat est relié au siège de nos émotions et les odeurs ont un profond impact sur notre ressenti. Grâce à l’odeur des huiles essentielles, l’olfactothérapie peut vous aider à lutter contre l’anxiété, venir à bout des blocages, apaiser les blessures émotionnelles ou encore dépasser les croyances limitantes…

Entretien avec Alix-Élodie Menuteau, olfactothérapeute à Paris.

Rebelle-Santé : Pourriez-vous tout d’abord me parler un peu de vous et de votre parcours ? Qu’est-ce qui vous a amenée à l’olfactothérapie ?

Portrait de Alix-Élodie Menuteau

Alix-Élodie Menuteau : « J’ai grandi à la montagne. Arrivée à Paris, j’ai commencé à respirer des petits flacons d’huiles essentielles. C’était une manière pour moi de me reconnecter à la nature. Je ne connaissais alors ni les propriétés extraordinaires des plantes aromatiques, ni leurs vertus, ni leurs effets.

Sur les conseils d’une amie, j’ai rencontré Christina Desreumaux, enseignante au Cenatho (une école de naturopathie). Durant 6 années, elle m’a formée et j’ai découvert l’aromatologie, les huiles essentielles (associées aux chakras et à la réflexologie plantaire), puis l’olfactothérapie, qui a été pour moi l’ouverture vers un monde extraordinaire.

Ces apprentissages m’ont amenée à assister Christina lors de week-ends de formation. Je me suis alors formée avec Gilles Fournil, le créateur de l’olfactothérapie, pour enfin me lancer dans l’accompagnement par l’olfactothérapie. »

Comment expliqueriez-vous ce qu’est l’olfactothérapie à
quelqu’un qui ne connaît pas du tout ?

« Il s’agit d’une thérapie psycho-émotionnelle, une invitation à un voyage intérieur transformateur facilité par les huiles essentielles à travers notre sens premier : l’odorat.

C’est un voyage concret, tangible, un ancrage, qui nous amène à l’essentiel, à la réalité de notre être par l’invisible. Certains blocages et traumatismes peuvent être dépassés grâce à l’accompagnement olfactif.

Cette thérapie facilite une reconnexion à notre âme. Cela peut être profondément guérisseur. »

Quelle est son origine ?

« Les plantes aromatiques ont été présentes de tout temps. Elles étaient très utilisées dans l’Égypte ancienne, la Grèce antique et la médecine traditionnelle chinoise.

Elles étaient employées à des fins médicinales et spirituelles. En 1992, Gilles Fournil a créé une méthode thérapeutique structurée, inspirée de ses recherches et de ses expériences, qu’il a nommée « l’olfactothérapie ».

Cette méthode utilise les odeurs des huiles essentielles pour agir sur la sphère psycho-émotionnelle et réconcilier corps et émotions. »

Comment l’olfactothérapie agit-elle concrètement ? Comment les odeurs des huiles essentielles agissent-elles sur le corps, les émotions et le mental ?

Magazine Rebelle Santé
Entretien à retrouver dans son intégralité dans le numéro de juin du magazine Rebelle-Santé, pour en découvrir plus cliquez ici

« L’odorat est lié à notre système limbique, siège des émotions et de notre mémoire. Les odeurs envoient des signaux neuronaux au cerveau, ce qui nous permet d’identifier des émotions, des sensations et, à partir de là, il se passe quelque chose de « magique ».

Une odeur choisie nous amène à ressentir des sensations, des émotions, parfois nouvelles, parfois émergeant de notre subconscient, et nous invite à une exploration intérieure et à une nouvelle compréhension de notre vécu et de la personne que nous sommes profondément.

Les huiles essentielles ont aussi une action énergétique, vibratoire, ainsi que de multiples propriétés dont certaines demeurent encore très mystérieuses. Le mental, quant à lui, lâche prise face à l’authenticité et à la véracité du ressenti généré par une odeur ou une autre. »

Que peut-on en attendre ?

« Immédiatement après la séance, la plupart des patients vont ressentir un profond sentiment de bien-être. Les bienfaits sont multiples et varient d’une personne à l’autre.

Certaines vont se sentir plus confiantes, moins anxieuses (voire plus du tout juste après la séance). D’autres vont éprouver une plus grande sérénité, un discernement et une vision plus claire de leur vie, une joie profonde ou encore un sentiment de paix, d’alignement… Bien souvent, l’olfactothérapie apporte une sensation de renaissance, de renouveau.

Une séance est une occasion de transformer le plomb en or : à savoir des expériences vécues, parfois douloureuses, en bénédictions. L’olfactothérapie aide à trouver en soi les ressources nécessaires pour faire face à des épreuves.

Elle permet de résoudre des problèmes psychologiques ou traumatiques, d’apprendre à écouter ses émotions. Elle permet de passer des caps…, d’y voir plus clair (peut-être parce que l’on procède les yeux fermés) et aide à faire des choix éclairés. »

Comment se déroule une séance d’olfactothérapie ?

« Je commence toujours par un temps d’écoute et d’échange pour déterminer vos besoins. La séance peut se dérouler en face à face mais, habituellement, vous vous allongez sur une table de massage chauffante. J’établis alors un contact physique avec vous (par la réflexologie plantaire et un rééquilibrage énergétique pour certains patients). Ensuite, je masse légèrement les ailes du nez pour ouvrir les sinus.

En fonction de ce sur quoi vous avez choisi de travailler, il y a différents protocoles. La plupart du temps, je vous fais sentir des odeurs parmi lesquelles vous allez choisir votre préférée et celle que vous aimez le moins, et nous explorerons tour à tour ce qu’évoque chacune d’entre elles.

Je vous pose des questions sur vos ressentis. Cela va vous permettre d’exprimer ce que vous ressentez, de réaliser petit à petit avec plus de recul ce que vous traversez et ainsi susciter des prises de conscience et vous mener vers d’autres chemins que ceux empruntés habituellement. »

Quelles sont selon vous les qualités essentielles d’un bon olfactothérapeute ?

« L’écoute, la patience et la capacité de poser les bonnes questions sont essentielles, ainsi que le respect du rythme de la personne.

Il est important de ne pas faire de projections, de rester neutre et de vous guider avec finesse et justesse vers vos réalisations personnelles. »

Propos recueillis par Murielle Toussaint, journaliste santé à Rebelle-Santé