Johanna Leysour de Rohello, 55 ans, est somatopathe : “La somatopathie est une technique manuelle douce qui écoute les mémoires inscrites dans le corps. Elle relie tensions, émotions et histoire personnelle pour comprendre l’origine des blocages. Par un toucher subtil, elle invite le corps à retrouver son équilibre physique et psycho-émotionnel naturel”.
“La somatopathie couvre un périmètre large. Certaines demandes relèvent surtout de douleurs structurelles tensions musculaires, articulations tandis que d’autres touchent davantage aux plans émotionnel ou énergétique, là où le corps exprime une histoire plus profonde.
J’interviens plutôt pour des demandes psycho-émotionnelles : stress, anxiété, burn-out, symptômes associés aux neuro-atypies (TDAH, TSA, HPI, troubles DYS …), blocages émotionnels à la suite d’évènements marquants”.
“J’ai consulté un somatopathe. Ça a été une révélation ! “
Johanna Leysour de Rohello a passé 28 ans dans la gestion de projets informatiques au point que ses cervicales et son dos lui rappelaient régulièrement leurs limites : “Ainsi le stress prenait de plus en plus de place au fil des années.
Sur les conseils d’une connaissance, j’ai consulté un somatopathe. Ça a été une révélation ! C’était ce que je voulais faire. À la suite d’un burn-out, j’ai quitté mon entreprise et me suis installée en tant que somatopathe.

Elle a suivi la formation à l’école de somatopathie de Pierre-Camille Vernet, à Cesson Sévigné, qui se déroule sur 4 années à raison de 8 séminaires de 3 jours par an : “C’est une formation exigeante aussi bien sur la somme de connaissances à apprendre que sur l’impact sur nos émotions et nos propres traumatismes.
J’ai ensuite suivi un cours postgrade sur l’encéphale et le système nerveux. Et je suis actuellement une spécialisation gynéco-obstétrique et pédiatrie”.
Les points forts de vos différentes expériences : “Mon parcours m’a permis de développer une solide méthodologie, le goût du travail structuré, une grande capacité d’adaptation et un sens aigu de l’observation.
L’expérience en gestion de projet m’a apporté rigueur, clarté et organisation. J’y avais déjà développé ma qualité d’écoute, qui m’aide beaucoup aujourd’hui. La somatopathie m’a appris à travailler avec finesse en étant dans l’instant présent”.
“Il y a ici une population sensible aux approches de santé globale”
Johanna Leysour de Rohello est arrivée en Bretagne à Châteaugiron en 2006 après 18 ans en région parisienne, elle est mariée, avec 2 grands enfants : “Le rythme parisien ne nous convenait plus, nous avions besoin de calme. Notre choix s’est porté sur cette ville proche de Rennes, pas trop loin de notre lieu de travail, tout en étant à la campagne.
C’est là que j’ai ouvert mon premier cabinet en 2023, à Châteaugiron, un lieu familier pour mes premiers accompagnements à mon domicile. Avec le temps, le besoin d’élargir mon périmètre s’est imposé, et j’ai ouvert un cabinet à Vitré, un cabinet partagé qui offre une belle énergie collective et une ouverture sur une clientèle plus large pour répondre à de nouvelles demandes.
Vitré est une ville dynamique, très agréable avec une qualité de vie reconnue et une population sensible aux approches de santé globale”.
Elle perçoit ainsi l’évolution du bien-être dans son secteur : “J’observe que les personnes ne viennent plus seulement pour soulager une douleur, mais pour comprendre ce que leur corps raconte.
Le bien-être s’élargit vers une approche plus globale, où corps, émotion et énergie sont perçues comme indissociables. Je travaille en réseau avec d’autres thérapeutes ou praticiennes (hypnose, EMDR, énergéticienne, ostéopathe).
J’oriente régulièrement les personnes que je suis vers ces pratiques complémentaires quand je sens les limites de la somatopathie sur une prise en charge particulière”.
Parlez-nous de vous
Dans le déroulement d’une séance, que privilégiez-vous ?
“Chaque séance suit un protocole simple : accueil et recueil des informations, observation du corps, intervention manuelle adaptée aux besoins identifiés, puis temps de stabilisation.
En cours de séance, je m’adapte à la demande et à mon ressenti, qu’il s’agisse des tensions mécaniques, émotionnelles ou énergétiques, le tout dans le respect des limites de chacun”.
Qu’aimez-vous dans votre pratique ?
“Surtout la dimension globale de la somatopathie, qui relie le corps, l’émotionnel et l’énergétique. Même lorsqu’un traumatisme a été conscientisé (avec l’hypnose par exemple), des mémoires peuvent persister au niveau cellulaire.
La somatopathie permet d’aborder ces traces corporelles pour finaliser le processus d’intégration. Mon intervention repose sur un toucher doux et non intrusif. Je propose et si le corps refuse, je ne force jamais.
Ma sensibilité me permet de percevoir les nuances, d’ajuster mon toucher et d’adapter ma posture à chacun”.
Si votre meilleur/e ami/e est au plus mal , que lui conseillez-vous ?
“Je lui conseille de s’entourer, de parler à quelqu’un en qui elle a confiance et de reconnaître ce qu’elle traverse sans minimiser. Pour moi, reconnaître ses limites et demander de l’aide fait partie des ressources essentielles.
Je l’encourage également à consulter un professionnel de santé pour écarter une éventuelle pathologie. Si son corps manifeste des répercussions physiques liées à ce qu’elle traverse, je peux lui proposer la somatopathie comme soutien complémentaire.
Mais je ne fais jamais de prosélytisme. D’autres pratiques sont parfois plus adaptées. L’essentiel est de trouver celle qui convient à chacun au moment donné”.
Un message “bien-être” particulier à faire passer ?
“Le corps garde des informations que l’esprit ne formule pas toujours. Prendre soin de soi, c’est aussi apprendre à écouter ces signaux et à intervenir avant que les douleurs ne s’installent.
Le corps, les émotions et le rythme de vie sont étroitement liés. Prendre soin de l’un, c’est agir sur l’ensemble. Le bien‑être passe par cette cohérence globale”.
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