Véronique Hobert accompagne des personnes sensibles, engagées et encore fonctionnelles, en situation de surcharge émotionnelle ou professionnelle, à retrouver régulation, clarté et capacité de choix : “Je dis souvent que je suis “KinésioCoach”, car pour moi c’est cela : un mélange…Je suis kinésiologue et coach professionnelle certifiée.
Mon prénom chinois, Siankhim, signifie “le pont qui fait des liens sans porter”. Et c’est devenu le cœur de ma définition du métier. Après treize ans à connecter des talents entre les continents, j’ai compris que le vrai pont à construire n’est pas entre les pays, mais entre soi et soi. Je ne porte pas les blocages de mes clients à leur place, je crée les conditions pour qu’ils retrouvent eux-mêmes le chemin entre leur corps, leur esprit et leur présence”.
Son approche s’adresse à celles et ceux qui sentent que leur corps fatigue, que le mental tourne en boucle, et que continuer de la même manière ne serait plus juste.

Enseignante, recruteuse puis la reconversion
Véronique Hobert a 41 ans. Elle vit à Montreuil avec son “bébé félin” de 11 ans, un chat Birman : “J’ai commencé ma carrière comme enseignante d’anglais pendant deux ans à l’Éducation nationale, avant de me reconvertir dans le recrutement : treize ans en tant que chasseuse de têtes à l’international, dont sept ans au sein d’une grande société de conseil en ingénierie internationale, à recruter des ingénieurs et chefs de projet en Europe, Amérique du Nord et Amérique latine.
Performante, fiable, j’étais celle qu’on appelait quand il fallait sourcer le profil introuvable. Mais à force de connecter les autres à leur prochain poste, j’avais fini par me déconnecter de moi-même”.
En 2024, le corps a tranché là où la tête refusait d’écouter avec un burnout : “une vraie transmutation plus qu’une rupture. J’ai d’abord passé ma certification de coaching, puis je me suis formée en kinésiologie, ce qui m’a ramenée vers le corps, pour structurer cette envie d’accompagner différemment. Puis je me suis formée en kinésiologie, parce que le coaching seul ne suffisait pas : il fallait aussi parler au corps, pas seulement la tête”.
Véronique Hobert explique que tout son parcours (l’enseignement, le recrutement, le burnout, la reconversion) n’était qu’une longue préparation à construire ce pont-là, entre soi et soi , pour elle d’abord, pour ses clients aujourd’hui.
“Être formée récemment, c’est aussi une force”
“Si vous hésitez à vous lancer dans une formation de reconversion, il faut savoir que ça prend du temps, et c’est une bonne chose.. Une formation sérieuse demande du temps.
Un an, parfois plus. Et c’est précisément ce temps-là qui fait la différence entre une technique apprise et une pratique intégrée et incarnée. Et à ceux qui me découvrent aujourd’hui : derrière chaque séance, il y a plusieurs centaines d’heures de formation, de supervision et de pratique, en plus de mes treize années de recrutement qui m’ont appris à observer, écouter et poser les bonnes questions avec précision”.
- Coach Académie, en 2023-2024 (9 mois de formation, suivis d’une certification obtenue en février 2025).
- Stage intensif de PNL (Programmation Neuro-Linguistique) en 2024 : 5 jours de pratique pure, 16 outils testés en conditions réelles pour déprogrammer d’anciens programmes obsolètes et reprogrammer de nouveaux adaptés dans le système inconscient à distance. Exemples : les blocages, voire des phobies.
- kinésiologie, avec Ekivie : un an de formation et de pratique intensivesen 2025-2026
“J’ai validé mon examen théorique cet été, et je pratique déjà activement avec mes clients depuis l’année dernière en attendant l’examen pratique de certification très bientôt, qui viendra valider ce que je mets déjà en œuvre concrètement, séance après séance.
Être formée récemment, c’est aussi une force que je revendique : ça me pousse à explorer activement les différents protocoles plutôt que de me cantonner à quelques réflexes acquis. Je tiens à rester fidèle aux fondements originaux de la méthode : méridiens, points d’acupuncture, chaînes musculaires, croisements avec la chiropraxie, la médecine chinoise et les neurosciences.
Le tout avec la rigueur et la curiosité d’une professionnelle qui continue d’apprendre, séance après séance”.
Points forts
“Chacune de mes expériences m’a légué un point fort que je retrouve aujourd’hui dans ma pratique, comme des couches qui se sont superposées sans jamais s’effacer. De l’enseignement de l’anglais, j’ai gardé la pédagogie : savoir adapter mon discours, expliquer simplement des notions complexes, et surtout la patience face à la progression de chacun, qui n’est jamais linéaire.
De mes treize ans de recrutement international, j’ai affiné l’écoute active et l’art du questionnement : repérer ce qui se dit entre les lignes, déceler une tension, une hésitation, un non-dit. Des compétences qui se transposent presque telles quelles en séance de coaching ou de kinésiologie.
J’y ai aussi développé une vraie aisance avec l’interculturel, ayant recruté et accompagné des profils de ma certification de coaching, je tire une structure méthodologique solide : savoir poser un cadre, fixer des objectifs concrets, accompagner sans diriger en approfondissant l’art du questionnement.
Et de la kinésiologie, j’apprends chaque jour la dimension corporelle : comprendre que le corps porte des informations que la tête seule ne perçoit pas toujours”.
“J’ai eu un véritable coup de cœur pour Montreuil”
“Montreuil est une ville-patchwork : on change d’ambiance simplement en changeant de rue. Il y a cette énergie vibrante typique d’une grande ville, et en même temps un vrai calme grâce aux forêts, aux parcs et aux espaces verts qui ponctuent le territoire. Un équilibre assez rare entre vibration urbaine et apaisement naturel”.
Montreuil est idéalement placée : proche de Nation, de Paris, du bois de Vincennes : “ Ce qui m’a vraiment marquée, c’est l’ouverture des habitants : une facilité à échanger, une vraie proximité, presque une solidarité de quartier.
C’est une ville qui a su garder son âme tout en se réinventant, avec une scène artistique et créative très dense, des ateliers d’artistes, des cafés indépendants, de nombreux jardins partagés, et des poches de nature inattendues comme les Murs à Pêches, un site historique de jardins et vergers en plein cœur de la ville”.
Véronique Hobert pratique depuis près d’un an, en présentiel à domicile pour les séances de kinésiologie, et en visio pour le coaching : “Mon espace est baigné de lumière naturelle grâce à de grandes baies vitrées qui donnent sur des arbres.
J’ai aménagé un balcon avec des plantes, des fleurs, un petit potager, une table et des caillebotis, ce qui prolonge cette ambiance chaleureuse et apaisante. À l’intérieur, quelques bouddhas viennent ponctuer l’espace, en écho à ma sensibilité pour le bouddhisme tibétain”.
Elle a pensé ce cadre pour que ses clients se sentent accueillis, en sécurité, et déjà un peu apaisés avant même que la séance commence.

“Mon point de vue bien-être”
“Je perçois une vraie démocratisation du bien-être ces dernières années. Ce qui était autrefois perçu comme alternatif ou réservé à une niche initiée (kinésiologie, sylvothérapie, pratiques somatiques) entre aujourd’hui dans une demande plus large, notamment chez les actifs en quête de sens ou en sortie de burnout. Les entreprises elles-mêmes commencent à s’y intéresser, même si timidement, pour la prévention plutôt que la seule réparation.
Je travaille en collaboration avec un sylvothérapeute. Nous avons par exemple pour projet de co-organiser un atelier en forêt mêlant sylvothérapie, kinésiologie et Qi Gong. Une façon de montrer que ces approches se complètent plutôt que de se concurrencer : le corps en mouvement, la nature comme espace de régulation, et le travail énergétique pour ancrer ce qui se libère.
Je crois beaucoup à cette logique de réseau plutôt qu’à l’exercice en silo : chaque professionnel apporte une porte d’entrée différente vers la même reconnexion”.
Parlez-nous de vous
Dans le déroulement d’une séance, que privilégiez-vous ?
“La présence, l’écoute et permettre aux clients de faire leurs propres liens car personne ne sauve les autres. Chacun se sauve soi-même. Et c’est une belle manière de reprendre son pouvoir et son autonomie”.
Qu’aimez-vous dans votre pratique ?
“Ce que j’aime dans ma pratique, c’est de ne jamais savoir à l’avance car je suis à l’écoute totale des besoins prioritaires du corps du client. Les clients sont surpris et ne comprennent pas ce qui fait que la séance est aussi juste”.
Si votre meilleur/e ami/e est au plus mal , que lui conseillez-vous ?
“Traverse ce qui vient et si tu as besoin de soutien, je suis là mais je ne ferai pas le chemin à ta place car c’est le tien”.
Un message “bien-être” particulier à faire passer ?
“Mon mantra : « Quand le corps parle, l’esprit peut enfin souffler et l’énergie du cœur circuler ».
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